A la une ! Paroles d’exilés
Du fait de la situation dans leurs pays d’origine, des Afghans, Kurdes, Irakiens, Iraniens s’exilent. Parcourant l’Europe, ils cherchent à se fixer. Ceux qui tentent d’obtenir l’asile en France voient souvent leur situation examinée en urgence, et ils ne peuvent donc recevoir les aides habituelles dont bénéficient les demandeurs d’asile. D’autres voient leur demande systématiquement renvoyée vers la Grèce, leur pays d’entrée en Europe.
Film réalisé par les militants PCF Paris 10e
Une WebTV pour résister et mettre un projet en face de la droite
Le mercredi 21 octobre 2009, le Parti communiste français a lancé AlternaTV.fr, une WebTV alternative, collaborative et corrosive, alimentée par les caméras de gens de gauche.
A rebours des WebTV dont se sont dotées les partis, AlternaTV se donne l'objectif de donner
la parole au mouvement social, aux militants politiques ou syndicaux engagés dans des luttes trop souvent escamotées de la sphère médiatique. Armes de résistance, les caméras d'AlternaTV seront également des outils pour rendre visible et construire, à l'image des ateliers du projet de la gauche, un projet en face de celui de la droite.
AlternaTV est conçue comme une plate-forme d'hébergement. Elle sera donc entièrement indépendante des fournisseurs commerciaux (gratuits ou non) de diffusion vidéo qui tentent de
capitaliser sur la créativité des internautes. L'essentiel des contenus (documentaires, news, zapping média, fictions, détournements, performances artistiques...) sera réalisé par un réseau ouvert de militants bénévoles et de volontaires.
Tout internaute pourra accéder à l'ensemble des vidéos, mais aussi se les approprier et par exemple les publier sur son propre blog. Il pourra également se créer un compte sur
le site, proposer ses contenus, réagir mais aussi s'associer avec d'autres utilisateurs pour mener à bien un projet d'expression vidéo.
Ce chantier constitue la première étape d'un vaste projet de mise en place d'outils coopératifs que le Parti communiste entend initier sur Internet : autant de lieux de convergence de celles et ceux qui, au Parti communiste et au-delà, veulent œuvrer à la construction d'une
véritable alternative politique à gauche.
Disparition de Pierre Filippi l'ex-directeur de l'Opéra de Dijon ( de 1978 jusqu'à il y a quelques années ....)
Pourtant de cette profession à vocation dont il a été un phare ...qui peut se targuer de pouvoir s'en passer bien qu'en en étant parfois blessé par des coups bas ignorés dès le début..
Je me souviens
.... j'étais encore au
Conservatoire et peu après quelques petits contrats nous mettant le
pied à l'étrier, c'est deux ou trois saisons plus tard que je signais
mon contrat à Dijon en 1978, débutante, enceinte, les yeux parsemés de
rêves et de passion ignorant tout de ces traversées de désert et
parcours d'escarmouches qui jalonnent aussi ces professions artistiques
qui sont loin d'être ce miroir aux alouettes
qui en attirent plus d'un..
Je l'avais croisé au cours d'un
contrat de Thaïs de Massenet que le Grand Théâtre de Limoges sous la
direction de Gabriel Couret ( disparu lui aussi ex-directeur de la
scène au Palais Garnier, puis de nombreuses saisons en tant que
directeur du Capitole de Toulouse..) et la saison lyrique de Saint
Etienne avaient coproduit.
Pierre Filippi y chantait alors en tant que soliste !
L'année qui en suivit, il devint directeur du Grand-Théâtre de Dijon au poste laissé par Guy Grinda.
Alors au Conservatoire dans la
classe d'Henri Peyrottes... qui s'en souvient ?? je les côtoyais tous
de près ... tous les plus grands comme les plus petits, les plus
brillants comme les plus modestes.
Beaucoup sont inscrits dans ma
mémoire quasiment au détail près et fossilisation d'une époque et d'un
lyrique de passion et vocation qui perdura des décennies au delà de
tant d'aléas.
Les années passèrent avec en fond
et demi-teintes, élans, freins, certains de nous accroupis derrière
rideaux ou décors de coulisses pour écouter, admirer certain(E)s
artistes témoignant de tant et tant de rôles à risques.
Il y eut des pressions, des
craintes aussi, des pleurs de déception pour certains autant que de
satisfaction ou de fierté tant pour soi que pour d'autres lors de
prestations comportant toujours une bonne part de risques.
Je ne ferai pas l'historique de la carrière de Pierre Filippi tant au titre d'artiste que de directeur ou de metteur en scène, d'autres le feront et certains avec plus d'envergure que je ne pourrais le faire.
Je resterai sur une touche d'émotion et un grand remerciement en souvenir d'une audition avortée n'étant pas une bête à concours, qui me dut tout de même un certain nombres de saisons comme professionnelle ..
Reconnaissance du ventre ou retour de flamme d'une artiste de l'ombre je dirai simplement ....................
.............
tu demeureras dans ma mémoire, dans nos mémoires,
-au revoir Pierre Filippi...
j'espère ne pas t'avoir trop déçue par mes prestations parfois
imparfaites car si traqueuse c'est mon moindre défaut, mais çà tu le
savais ...
et je sais que dès le départ tu m'avais fait confiance
y compris au delà des ragots que nos coulisses colportent parfois
au détriment y compris des plus grands.
Oui pour tout cela je te dis "Merci" et " au revoir"-
PIERRE FILIPPI EST MORT : Avec lui, c'est une vie lyrique qui meurt ...
PIERRE FILIPPI : C'est le directeur de l'Opéra de Dijon ( dès 1978 jusqu'à il y a quelques années .... ) qui a marqué les amateurs de lyrique à Dijon.Certains le disaient bougon et mal aimable, d'autres le portaient aux nues et dans le milieu... il y a ceux qui ont reconnu ses qualités.
Il aimait l'opéra et les voix.
Combien de chanteurs peuvent le remercier d'avoir fait leur premier pas sur la scène grâce à lui ?
Combien de choristes encore en saison lyrique actuellement peuvent le remercier de les avoir engagés au delà de lacunes diverses et variées que maintenant on condamne?
Finies déjà depuis quelques années les vraies et belles saisons lyriques qu'il savait nous concocter et qui faisaient le bonheur du public : Adieu -grande opérette classique pour les fêtes-, Traviata grands et autres Carmen ....
Pour moi, c'est le souvenir de superbes plateaux lyriques, de belles et grandes voix, des costumes, un ballet, des techniciens, des décors enfin, l'art lyrique quoi et non ce que l'on nous sert maintenant qui est tiède et sans saveur souvent.
Sa mort m'attriste car elle me rappelle que l'art lyrique évolue mais non toujours bien et que rien ne sera jamais plus comme avant ....
Troupe lyrique Dijon.
Pour
combler le déficit de la sécu...
nos chers gouvernants ont trouvé
que le mieux,
c'était encore de ???
nous
faire
payer...
a Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
b Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...
c Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
d Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche,
e Taxe de 0,50c sur les boites
f etc.......
Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.
Or, savez-vous que ...
a Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu , n'est pas reversée. 7.8 milliards
b Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 milliards
c Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliards
d La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1,2 milliards
e La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée. 2.0 milliards
f Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards
g Retard de paiement par les entreprises 1.9 milliards
En faisant une bête addition...
on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
Si les pouvoirs publics
étaient vraiment convaincus
qu'il nous faut consommer
5 fruits et légumes par jour
pour sauver
notre santé
et donc l'assurance maladie,
ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
INDL ...
Institut National du Développement Local
Prochain forum
de l'espace associatif
Libertés-Culture
mardi 27 octobre...
sur ...
les Droits Humains en Europe...
à 20H00...
Café Le Maréchal...
DIJON
Rassemblement
le samedi 31 octobre
pour
une politique migratoire
plus humaine
( contre le renvoi des afghans et
délivrance des visas
dans les questions de santé)
participation de Libertés Culture
espace Tairi
INFOS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
relayez largement pour les dijonnais IN & OFFFFF
çà concerne tout le monde ..........
à quand un débat hors frontières aussi pour un partenariat / échange...
soins et suivis médicaux ... et se tenir la main ,,,,,,,
le débat est ouvert !!!!!!!!!!
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dans la rue
dans nos couloirs d'entreprise
certains portent des lunettes aux branches cassées
ou aux verres rayés par manque d'argent pour les remplacer
d'autres ne peuvent se faire soigner correctement ou mm avancer une visite pourtant remboursée par manque d'espèces
qu'importe les raisons
çà existe !!!!
certains relais se font par pure solidarité
pourtant les soins santé des ++ élémentaires aux plus sophistiqués..nous sont dûs au nom de l'intégrité de l'être humain
et là je pense à certains démunis
squatteurs
sans papiers que je côtoie
qui de plus se paie le luxe de subir une destruction de leur état de santé pour n'avoir à accepter que le minimum et ne pas courber l'échine pour des droits dont ils sont totalement privés et que nous leur devons
eux aussi y ont droit !!!
dans nos banlieues partout ...
n'oublions pas ceux hors de nos frontières
certaines frontières se doivent de s'effacer dans ces cas de santé
cet individu
dont les droits sont inscrits
aux frontons
de nos établissements municipaux !! "
Auteur de Ma vie à contre-Coran, pour son premier ouvrage, notre consœur Djamila Benhabib n’a pas écrit un roman mais un essai, son propre témoignage sur ce qu’elle a vécu en Algérie (Oran) aux pires moments (mais y en a-t-il eu de bons, depuis ?) et qui l’ont amené en 1994 à s’exiler avec sa famille en France, puis seule au Canada où elle réside actuellement.
Alors qu’elle pensait avoir fui la barbarie islamiste, elle la retrouve rampante, utilisant la démocratie «pour mieux lui tordre le cou».
De notre bureau à Paris, Khadidja Baba-Ahmed
L’ouvrage fait une large place à la situation que vivent les femmes immigrantes musulmanes ou de culture musulmane dans leur pays d’accueil et les entorses, y compris juridiques, que leur appliquent ces pays dits de liberté en leur appliquant les lois du pays d’origine en matière de litiges matrimoniaux.
Cet essai extrêmement documenté tombe à pic : «accommodements raisonnables au Canada» qui ont d’ailleurs failli aboutir à la création de tribunaux islamistes ; voile ou burqa en France…
Et
d’autres encore «tolérances» ou collusions faites au nom du relativisme
culturel et qui mettent à mal la laïcité. Le combat de l’auteure est
justement là, dans la laïcité, et ne date pas d’aujourd’hui, parce que
ses parents, militants du PAGS, lui ont appris très jeune que le
bonheur de l’individu n’a de sens que dans un monde juste et solidaire
et que dès lors qu’une religion s’affiche ostensiblement dans la sphère
publique, il y a danger. Son combat est aussi féministe «parce qu’on
meurt d’être femme lorsqu’on naît musulmane» et que «le combat pour
l’égalité entre hommes et femmes est indissociable de celui pour la
démocratie» et qu’«en démocratie, la liberté d’opinion, de parole et de
conscience est un droit essentiel». C’est son combat, elle l’explique
et analyse avec la rigueur de la scientifique qu’elle est (diplômée de
physique de sciences politiques et de droit international) ce qui fonde
réellement l’islamisme, ses visées politiques, sa stratégie et ses
nouveaux visages. Si l’intégrisme, dit-elle, «demeure l’expression
d’une minorité de musulmans à travers le monde, ses répercussions sont
désastreuses, en premier lieu dans les sociétés musulmanes elles-mêmes.
Et parce que le discours islamiste se pose en alternative au despotisme
des gouvernants arabes et musulmans», l’auteure qu’«aucun des nasillons
verts ne feront taire» a parfaitement réussi à montrer les véritables
visées de l’islamisme qui ne pourra jamais constituer une alternative.
Et sur les perspectives chez nous, elle dit encore : «Si nous
continuons à faire autant de place au religieux dans la gestion des
affaires de la cité nous serons condamnés à ne jamais rattraper le
train de l’histoire et à vivre en éternel figurants.» Ecoutons-là, elle
répond depuis le Canada aux questions du Soir d’Algérie.
K. B.-A.
Le Soir d’Algérie : Les convulsions du passé, si elles ne sont pas désamorcées à temps, finissent par exploser en dérive sanguinaire dites-vous dans votre ouvrage pour expliquer l’intrusion de l’islamisme dans la sphère politique et les désastres qu’il engendre. C’est ce qui s’est passé en Algérie ? Brièvement, comment se sont manifestées ces convulsions ? L’absence de désamorçage ne répondait-elle pas à la volonté délibérée de ceux qui se sont succédé au pouvoir de pactiser avec les islamistes pour préserver leur pouvoir ? Ou pour certains parce que le combat politique des islamistes se confond aussi avec le leur, même s’ils s’en défendent ?
Djamila Benhabib : Je faisais référence au mouvement National algérien qui était porteur d’un idéal de libération. Seulement, l’indépendance, aussi importante soit-elle dans le processus d’émancipation d’un peuple, ne peut se vivre comme une finalité en soi. Certes, elle est une étape importante et nécessaire, cependant, pour qu’elle puisse prendre tout son sens, il faut l’accompagner d’un projet de société. La question s’est posée très tôt, à savoir quel projet de société pour l’Algérie. La réponse se trouve dans la place qu’on a faite à Abane Ramdane. Le fait qu’on ait assassiné l’élément le plus politique de tous, le plus éclairé, celui qui était en faveur du pluralisme politique et linguistique, était significatif de l’orientation choisie.
A travers lui, c’étaient les balbutiements démocratiques que l’on assassinait. La suite nous la connaissons, l’Etat algérien a été le produit d’un large amalgame de visions antinomiques. C’est ce que El-Hachemi Cherif a appelé l’hybridité de l’Etat et j’avoue que j’aime bien ce concept que je reprends volontiers à mon compte. L’expérience algérienne nous montre qu’un projet de société qui porte en lui une chose et son contraire ne peut marcher à long terme car tôt ou tard, les contradictions finissent par s’exacerber, éclater et se transformer en violence. En définitive, l’islamisme politique ne peut coexister avec la démocratie car l’un est la négation de l’autre. C’est pour cela d’ailleurs que les tensions entre les deux sont si fortes.
«On meurt d’être femme lorsqu’on naît femme musulmane» et par ailleurs, évoquant votre scolarité en Algérie, vous dites : «Lorsque mes interrogations devenaient inquisitrices aux yeux des enseignants, je les refoulais de toutes mes forces. Je comprenais qu’il y avait des vérités absolues… J’ai appris ce qu’il fallait dire et ce qu’il ne fallait pas dire… J’ai vieilli prématurément en devenant schizophrène à temps partiel.» Ce livre, en vous permettant d’aller au fond des véritables interrogations, vous a-t-il guérie de cette schizophrénie ?
Vous savez, la schizophrénie n’est qu’une forme de survie. A chaque fois que l’oppression est telle que l’humain étouffe, il est obligé de créer des espaces de liberté parce qu’il est tout simplement impossible de vivre continuellement dans une forme d’oppression. C’est en quelque sorte la vie traquée qui invente une nouvelle vie comme le disait Jean Sénac. Pour ce qui est de guérir…
Une chose est sûre aujourd’hui, je ne vis plus dans un environnement qui m’est hostile comme c’était le cas en Algérie. Donc, cela m’aide à vivre en harmonie avec moi-même car je ne suis du genre à cacher ni qui je suis ni ce que je pense. J’aime la transparence aussi bien dans la vie publique que privé. Cela évite les mensonges et nous permet de construire sur du vrai car il n’y a que de cette façon qu’on peut aller en profondeur et en complexité et propulser des changements sociaux. Pour conclure, je dirai que j’ai grandi de ma schizophrénie.
Votre combat est centré sur l’exigence de «laïcité» car, dites-vous, «dès lors qu’une religion s’affiche ostensiblement dans la sphère publique, il y a confusion des genres. La liberté religieuse peut s’exercer pleinement pourvu qu’elle ne remette pas en cause le vivre ensemble» car sans laïcité, aucune perspective démocratique n’est possible. Deux questions à ce propos : d’abord dans notre pays ce combat pour la laïcité qui se fait très timide a-t-il des perspectives réelles et immédiates d’encrage dans la société ?
Il ne faut jamais perdre de vue que la laïcité est un processus historique cumulatif et à long terme. Les Européens le savent bien. Pour arriver aux Lumières, ils sont passés par les ténèbres. Il n’y a aucune culture qui a des prédispositions particulières pour la démocratie, la laïcité ou les droits des femmes, c’est à force d’échecs qu’on arrive enfin à quelque chose. Combien de guerres de religion a-t-il fallu à l’Europe pour qu’enfin le fait religieux soit confiné dans l’espace privé et que la liberté de conscience soit reconnue ?
Alors, les défis que nous avons, nous Algériens, sont énormes mais en même temps, la laïcité, c’est le seul cadre politique possible qui permet aux citoyens d’apporter des solutions rationnelles aux grands enjeux de société sans que le religieux n’interfère. Si nous continuons à faire autant de place au religieux dans la gestion des affaires de la cité, nous serons condamnés à ne jamais rattraper le train de l’histoire et à vivre en éternel figurants. Dans cette quête démocratique, il faut se doter de courage et de beaucoup de patience car seuls les marathoniens survivent. Pour ma part, je crois profondément en notre capacité de changer les choses. Il y a longtemps que j’ai compris que j’appartenais à l’école de Sartre et non à celle du déterminisme social. Les Algériens ont prouvé à maintes reprises qu’ils étaient capables de changer le cours de l’histoire, alors pourquoi pas cette fois-ci ?
Dans les sociétés occidentales, notamment celles de votre exil en 1994 (France d’abord, puis Canada aujourd’hui) le «relativisme culturel» au nom duquel des questions comme le voile ou la burqua ; les piscines pour femmes ; des médecins femmes pour les femmes musulmanes… fait irruption dans le champ politique de ces pays au nom de la démocratie, de la lutte contre la «stigmatisation des citoyens de confusion musulmane et de la discrimination à l’encontre de leur religion».
Est-ce à dire que les islamistes, notamment ceux qui, comme Tarik Ramadhan l’islamiste soft, aux immenses dons d’adaptation et qui ont décidé d’avancer masqués en ne dévoilant par leur visée politique, ont gagné du terrain et que l’imposition de la charia partout dans le monde avance doucement, sournoisement mais sûrement ?
Une chose est sûre, c’est que les islamistes ont quelques longueurs d’avance sur les laïcs en matière d’organisation et de militantisme. Il faut dire aussi qu’il y a des milliards de dollars par an qui sont mis à leur disposition pour faire le boulot qu’ils font. Tout compte fait, c’est plus facile d’opérer dans l’opulence et d’avancer masqué que de défendre des idées telles que la laïcité ou l’égalité. De plus, ils ont la part belle avec ces alliés inattendus et inespérés de gauche qui continuent d’analyser le monde et les relations internationales avec le prisme des années 1970. Ceux-là ont oublié que le mur de Berlin est tombé. L’ont-ils jamais su ? Là est la vraie question.
Vous savez, la démocratie est aussi un destin mais surtout un engagement de tout instant, alors il ne tient qu’à nous citoyens de nous mobiliser pour disqualifier les Tarik Ramadan de ce monde du débat public. En Ontario, au Canada, on a failli avoir les tribunaux islamiques, je sais, ça paraît complètement complètement farfelu et pourtant c’est la mobilisation citoyenne qui a contrarié le projet et l’a fait avorter. C’est dire que nous avons la possibilité collectivement de façonner notre cadre politique lorsqu’on vit en démocratie.
«C’est en combattant l’islamisme politique que l’islam retrouvera la paix comme l’a retrouvée le christianisme en s’affranchissant de l’inquisition», dites-vous et écrivez plus loin : «Les musulmans ne forment pas un bloc monolithique. Ils appartiennent à des classes sociales, des cultures, des nations différentes. L’islam se décline au pluriel et regroupe plusieurs visions antagoniques. Reconnaître cette diversité, c’est permettre l’expression de voix jusque-là inaudibles parmi les musulmans, notamment celles des laïcs.» Mais justement ces voix et particulièrement celles d’«intellectuels musulmans éclairés pour qui l’islam relève non de la sphère politique mais du domaine personnel » et qui ont l’occasion de s’exprimer ne le font pas ou très peu. Est-on, comme le dit Leïla Babès que vous citez vous-même, «dans un état de délabrement intellectuel, culturel et spirituel de la pensée islamique contemporaine» ?
Lorsqu’on
vit dans un état d’oppression permanent comme le vivent les musulmans
dans leurs pays respectifs à cause des régimes totalitaires comme le
sont les régimes algérien, égyptien, saoudien ou iranien, à des degrés
divers, bien sûr, il y a si peu d’espaces de liberté et là je ne parle
pas seulement d’espaces physiques comme peut l’être un théâtre ou un
cinéma mais un espace abstrait et en même temps si concret qui nous
permet d’avoir suffisamment de distance pour nous réaliser. Ce que je
veux dire par là, c’est qu’on ne lit pas un livre de la même façon au
Caire qu’à Paris. Ces espaces de liberté permettent l’émergence d’une
pensée critique, d’un théâtre engagée comme l’était celui d’Alloula
immensément universel et profondément algérien.
Aujourd’hui, il y a une volonté délibérée des régimes d’asservir les peuples en les maintenant dans un état d’ignorance crasse. Dans cette perspective, il n’y plus de place à la pensée scientifique, à la littérature, à l’art. Seule la médiocrité se développe au grand galop. Je lisais dernièrement une entrevue de l’imminent intellectuel syrien Sadik Al-Azm et qui disait en gros que le monde arabe avait cruellement régressé ces trente dernières années à cause de l’importance qu’a pris l’islamisme politique.
Dans votre livre qui n’évacue aucune question qui «fâche», on ne trouve pas trace de la remontée du phénomène des zaouïas, devenus par la grâce des dirigeants algériens actuels des interlocuteurs de premier ordre, consultées sur toutes les questions importantes du pays. N’est-ce pas là aussi une dérive dont les retombées sont incalculables notamment par un retour aux pratiques obscurantistes ?
Mon livre n’est pas destiné spécifiquement au public algérien bien que l’Algérie y occupe une place extrêmement importante, ne serait-ce qu’affectivement, honnêtement je ne voulais pas traiter de cette question qui aurait pu dérouter le public européen ou nord-américain. Déjà que la différence entre musulman et islamiste n’est pas facile à cerner pour plusieurs alors s’il avait fallu que j’introduise l’instrumentalisation de l’islam traditionnel par le biais des zaouïas, cela aurait pu semer la confusion dans les esprits.
Propos recueillis par K. B.-A.
11h en centre ville Rdv pris avec ma camarade Sara
responsable de l'association Libertés Culture
nous nous étions rencontrées à l'occasion d'un débat OFF sur le thème de la peine de mort ...
quelques semaines plus tard
à nouveau aux commandes de part et d'autres place du Bareuzai (François Rude)
Le 10 octobre...
c'est la journée internationale
contre la peine de mort.
Libertés-Culture
appelle à un rassemblement
en soutien à Mumia Abu Jamal
et aux mouvements du monde
qui luttent
pour
l'abolition
de la peine de mort.
http://libertes-culture.rsfblog.org/
intervention de..
Sara Horchani
Association
Libertés-Culture
L'association culturelle ...qui se mobilise
intervention de
Laurent GRANDGUILLAUME
Adjoint au Maire de Dijon
Conseiller général de Côte d'Or


